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130 ans d’activités scientifiques au Pic du Midi

                  Conférence de Gérard Coupinot En partenariat avec Les Amis du Parc National On place le point de départ de l’activité du Pic du midi de Bigorre en 1878, date de la pose de la première pierre au sommet, mais l’aventure avait en fait commencé bien avant […]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence de Gérard Coupinot

En partenariat avec Les Amis du Parc National

On place le point de départ de l’activité du Pic du midi de Bigorre en 1878, date de la pose de la première pierre au sommet, mais l’aventure avait en fait commencé bien avant avec des précurseurs et les séjours du général de Nansouty au col de Sencours dés 1873. Le développement des activités de l’observatoire, d’abord purement météorologiques, s’est fait progressivement. L’astronomie s’est implantée au sommet en 1907 dans la coupole Baillaud du nom du directeur qui conduisit cette opération. Des extensions et de nouveaux bâtiments voient le jour mais il faut attendre l’arrivée aux commandes de Jean Rösch en 1947 pour une accélération du développement général de l’observatoire. Tout d’abord des améliorations techniques fondamentales : la ligne électrique en 1949, le téléphérique en 1952 permettant un accès tout temps même en hiver et un véritable atelier de mécanique permettant de faire face aux situations délicates et à la construction des instruments d’observation. Les recherches sur les rayons cosmiques vont aboutir à la découverte en 1950 d’une nouvelle particule plus lourde que le proton : l’Hypéron dans un contexte de physique des particules et de prix Nobel. Les coupoles et les lunettes et télescopes fleurissent au sommet : le T60, le T1M, la coupole Tourelle, le T55, les coronographes et enfin point d’orgue du développement astronomique le télescope de 2 mètres auquel le nom de Bernard Lyot a été donné en hommage à cet astronome qui a tant fait pour la renommée du Pic du Midi. Il faut s’arrêter sur cet homme qui inventa en 1936 le coronographe permettant l’observation de la couronne solaire en dehors des éclipses. Il faut également s’attarder sur les clichés de la lune réalisés à la lunette Baillaud puis au T1M sous l’égide de la NASA pour préparer le programme Apollo de débarquement sur la lune. Aujourd’hui équipé d’un spectrographe unique au monde le Télescope Bernard Lyot va permettre l’étude du champ magnétique des étoiles. Et par une sorte de retour aux sources ce sont les études de géophysique de l’atmosphère et de l’environnement qui se développent désormais au sommet.

Gérard Coupinot est Astronome Emérite à l’Observatoire Midi Pyrénées. Toute sa carrière s’est déroulée à l’Observatoire du Pic du Midi où il est venu pour la première fois en 1965 alors assistant de Jean Rösch directeur de l’Observatoire et professeur à l’Université Paris VI Pierre et Marie Curie. Ses premières recherches ont porté sur les planètes Jupiter et Saturne qu’il observe au télescope de 1 mètre du Pic. Sa thèse de doctorat passée en 1974 dont une partie concernait les anneaux de Saturne lui permet d’obtenir un poste d’astronome responsable de la mise en service du télescope de 2m en construction au sommet du Pic. Les premiers clichés réalisés en 1980 avec ce télescope orientent ses recherches vers les régions de formations stellaires dans les galaxies irrégulières mais également sur les problèmes théoriques de qualité des images astronomiques. Lors de l’annonce de la fermeture du Pic par les autorités de tutelle, Michel Blanc directeur durant cette période difficile lui demande de coordonner la restructuration scientifique du Pic du Midi dans le cadre du plan Pic 2000 mis en œuvre avec les collectivités locales, région et département pour ouvrir le Pic au public et ainsi partager ce site pour réduire le coût. Responsable scientifique de la station du sommet jusqu’à son départ à la retraite en 2005, il aura passé 40 ans au Pic du Midi où il continue d’ailleurs de venir pour accueillir les enseignants et les classes des Hautes Pyrénées.

Libre participation