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CAP MONDE : DESERTS D’EGYPTE, film HD de Dany MARIQUE

Centre Albert Camus tarifs : 9€ et 6€.     Le Sahara égyptien contribue à l’évolution et à l’histoire de notre humanité. Le désert a toujours fasciné. Ses dimensions surpassent l’homme : austérité minérale, étendue géographique, effets psychique et spirituel. Ce voyage permet de se ressourcer. C’est un remède contre la sédentarité et l’isolement dans une société « de […]

Centre Albert Camus

tarifs : 9€ et 6€.

 

 

Le Sahara égyptien contribue à l’évolution et à l’histoire de notre humanité. Le désert a toujours fasciné. Ses dimensions surpassent l’homme : austérité minérale, étendue géographique, effets psychique et spirituel. Ce voyage permet de se ressourcer. C’est un remède contre la sédentarité et l’isolement dans une société « de communication ».

 

 

Pourquoi ai-je choisi de réaliser ce film DÉSERTS d’ÉGYPTE ?

 

Sur les bancs de l’école, dans les émissions culturelles, les livres d’histoire ou les bandes dessinées, l’Égypte se résume surtout à la « civilisation des Pharaons ». Tout petit, elle nous faisait rêver – adulte, elle ne cesse de nous enchanter. Dans tous les catalogues d’agence, le voyage en Égypte est proposé, quasiment obligatoire (sauf depuis le « Printemps arabe » et les récents évènements). Un axe classique : Le Caire – Louxor – Assouan, et Abou Simbel en option… Bref, le Nil, l’éternelle vallée du Nil.

 

Grand-père des journalistes, Hérodote a beaucoup parlé de l’Egypte, mais déjà réducteur aussi : « l’Egypte est un don du Nil ». Ce Nil est devenu un fleuve de civilisation pour plus de trois mille ans de l’histoire humaine. Il est une autoroute : vents dominants vers le sud et courant vers le nord, on s’y arrête où l’on veut. Peu de problème de transport. De plus, comme fleuve nourricier, ses crues annuelles apportaient le limon fertile, et donc la prospérité.

 

Pour moi, ce n’est qu’une partie de la vérité… Sur la carte, après tout, le Nil est une oasis verticale au milieu d’un océan de sable et de roche ! Comment est-il alors devenu ce gigantesque creuset de civilisation ? D’où venaient les premiers hommes pour peupler cette vallée ? A priori, du Sud. Ils auraient suivi le courant. Et si certains avaient aussi traversé le Sahara – horizontalement cette fois, lorsqu’il était encore vert ? Quelle est la contribution du désert à l’Histoire ? Après avoir beaucoup bourlingué dans l’Égypte classique, ce sont les questions que je me suis posées.

 

Au bord de la mer Rouge, il y a d’abord le Sinaï comme tête de pont sur l’Asie. C’est la Terre de la Turquoise, exploitée déjà par les Pharaons. Hathor y possède son temple, à Serabit al Khadim. Pour l’histoire des religions, le Sinaï est une montagne sacrée. Au sommet, Moïse renouvelle le concept de dieu révélé, à la source des monothéismes. Pas loin, le monastère orthodoxe de Sainte-Catherine. Depuis le 4ème siècle, il défie le temps. Ce Sinaï est toujours habité, par des tribus bédouines maintenant soumises aux pressions d’un monde qui les dépasse.

 

À l’Ouest du Nil : le désert libyque, le vrai Sahara, une frontière de sable. Les Pharaons en connaissaient pourtant toutes les oasis, y compris la lointaine Siwa, oasis berbère cette fois, et non bédouine. Ces oasis enrichissaient la vallée du Nil en fruits, blé et légumes, et même en vin ou en taxes caravanières.

 

Mais les sables recèlent bien des mystères. À commencer par le fameux verre libyque cher à Théodore Monod. On y parle encore de l’armée engloutie de Cambyse, de la mythique ville de Zarzoura – le rêve fou de tout explorateur, d’antiques dépôts de jarres d’eau (stations-service de l’antiquité), de l’oracle d’Amon qui couronna Alexandre le Grand, de la Grotte des Nageurs (au Gilf Kebir, à la frontière du Soudan et de la Libye.)

 

Depuis toujours, le désert fascine. Il possède des dimensions qui surpassent l’homme. Pas seulement par son austérité minérale ou son étendue géographique, mais aussi dans sa dimension psychique, par la place spirituelle qu’il offre dans sa frugalité certaine. Il permet de se retrouver, de se ressourcer. Il permet aussi de mieux écouter les autres. Je dirais – curieusement – que le voyage au désert agit comme un remède contre la sédentarité et contre l’isolement dans une société dite « de communication ». Mais le Sahara égyptien possède une dimension supplémentaire : il contribue à l’évolution et à l’histoire de notre humanité.