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Concert d’automne du Conseil Général : Le choeur Henri Duparc

Direction Jean-Paul Salanne CONCERTS D’AUTOMNE 2009 Église de Séméac Dimanche 8 novembre, 17h. Le Chœur Henri Duparc Créé en 1981, à l’initiative du chef Jean-Paul Salanne, le chœur Henri Duparc est une formation en constante évolution, qui s’adapte aux sollicitations musicales les plus variées. De nombreux festivals, en France comme à l’étranger ont été sensibles […]

Direction Jean-Paul Salanne

CONCERTS D’AUTOMNE 2009 Église de Séméac Dimanche 8 novembre, 17h.

Le Chœur Henri Duparc

Créé en 1981, à l’initiative du chef Jean-Paul Salanne, le chœur Henri Duparc est une formation en constante évolution, qui s’adapte aux sollicitations musicales les plus variées. De nombreux festivals, en France comme à l’étranger ont été sensibles à cette souplesse de fonctionnement, ainsi qu’au répertoire très vaste qui caractérise ses activités. La quarantaine d’interprètes peuvent, suivant les programmations, se répartir en ensembles vocaux diversifiés : chœur de chambre, chœur symphonique, voix égales d’hommes ou de femmes. Cette formation réserve une part non négligeable de son activité à la découverte du répertoire de musique française, sacré ou profane, des 19e et 20e siècles. Depuis le tout premier enregistrement du Requiem de Gabriel Fauré, dans sa version originale de 1888, jusqu’aux oratorios d’Arthur Honegger, le chœur s’attache pérenniser les œuvres d’Henri Duparc, de Lili Boulanger, Francis Poulenc, Georges Bizet, Hector Berlioz ou Charles Gounod. Le Chœur collabore régulièrement avec l’Orchestre de Chambre de Toulouse pour la réalisation de grandes œuvres sacrées, dont la dernière en date, les Vêpres Solennelles pour un Confesseur KV 339 de Mozart, a été donnée à l’église Saint Jean de Tarbes ainsi qu’à la Cathédrale Sainte Marie de Bayonne en 2008. Accompagnée depuis plusieurs années par le pianiste Gilles Boyer, cette formation développe aussi des programmes où le chœur tient une partie soliste, comme la Petite Messe Solennelle ou les Quatuors vocaux de Rossini, les quatuors op.92 et 112 de Brahms, ou encore les Djinns op.12 de Fauré. Sa dernière production, le Requiem Allemand de Brahms dans sa version dite « londonienne » (avec accompagnement de deux pianos) répond parfaitement à la recherche de qualité vocale et de responsabilité interprétative collective qui le caractérise. A la rentrée 2009, le chœur a présenté un programme exceptionnel, spécialement conçu pour les Cathédrales de Tarbes et de Bayonne, en collaboration avec le chœur d’hommes Oldarra. Cet évènement, met littéralement en scène deux orgues, deux chœurs et deux compositeurs du XIXe siècle : le célèbre organiste Charles Marie Widor et le compositeur bayonnais Adrien Barthe, fort injustement oublié, dont l’œuvre sera réhabilitée lors de plusieurs manifestations musicales dès le début de l’année 2010.

Johannes Brahms (1833-1897)

Deux chants op.91 (1884)

1. Geistliches Sehnsucht « Désir apaisé » 2. Geistliches Wiegenlied « Berceuse de la Vierge » Solistes : Eloise Cénac, mezzo- soprano ; alto à cordes à préciser ; Gilles Boyer, piano.

Quatuors op.92 (1889)

1. O schöne Nacht « O belle nuit » 2. Spätherbst « Fin d’automne » 3. Abenlied « Chant du soir » 4. Warum « Pourquoi »

Quatuors op.112 (1891)

1. Sehnsucht « Nostalgie » 2. Nächtens « Bientôt »

Geistliches Lied op.30 (1864) « Chant sacré »

Contrebassiste dans différents orchestres de brasserie, le père de Brahms emmène avec lui son fils, qui se produit ainsi, tout jeune, dans les bals de matelots. Mais le petit Johannes s’avère doué pour le piano. Très vite formé pour une carrière de concertiste, il rencontre Liszt et Schumann qui découvrent en lui un véritable talent de compositeur. Brahms aime écrire pour la voix et il dirige même, à l’occasion, des chœurs amateurs. Le dernier concert auquel il assiste sera une nouvelle opérette de son ami Johann Strauss… La très belle inspiration mélodique dont il fait preuve dans les quatuors vocaux avec piano tient sans doute de ces rencontres avec la musique populaire viennoise, confortée par une science de l’écriture nourrie aux modèles des « anciens ». Le Chant Sacré, entièrement construit sur double canon à la 9ème, en constitue une éclatante démonstration.

Hector Berlioz (1803-1869)

L’Adieu des Bergers à la Sainte Famille Roméo et Juliette Prologue, récitatif choral « La fête est terminée… » Strophes « Premiers transports que nul n’oublie… »

Soliste : Éloïse Cénac, mezzo-soprano.

Roméo et Juliette est la 3ème Symphonie de Berlioz, après la Fantastique et Harold en Italie. Cette « symphonie dramatique » est composée en 1839 d’après l’œuvre de Shakespeare sur des paroles d’Émile Deschamps et dédiée à Niccolo Paganini. Ce dernier, qui venait d’entendre Harold en Italie, fait au compositeur un don de 20000 F et lui écrit : « mon cher ami, Beethoven mort, il n’y avait que Berlioz qui pût le faire revivre ». C’est grâce à ce don généreux que Berlioz peut se consacrer à la composition de Roméo et Juliette. L’œuvre est divisée en sept parties, modèles d’intégration de la poésie à l’univers symphonique. Berlioz surveillera la réduction au piano faite par Théodore Ritter en 1859 : « cet arrangement pour le piano de ma symphonie Roméo et Juliette a été fait sous mes yeux. Il me semble fidèle autant qu’une intelligente traduction peut l’être. »

Gilles Boyer Pianiste partenaire du Chœur Henri Duparc, Gilles Boyer est originaire de l’île de la Réunion. Outre son activité d’enseignement, il participe à la réalisation d’œuvres fortes nécessitant une réelle complicité musicale avec les voix. Gilles Boyer s’illustre aussi dans le répertoire du XXe siècle, en interprétant, notamment, les Bagatelles et la Sonate pour deux pianos et percussions de Bartok ou le Quatuor pour la Fin du Temps de Messiaen Il sert avec brio la musique contemporaine, dont la 1ère Sonate pour piano L’Indienne de François Rossé. Gilles Boyer a enregistré le cycle de mélodies Amours d’hiver de Messager en compagnie de la mezzo-soprano Sandie Martet.